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Le Pape François dénonce le travail des enfants

«Les enfants doivent pouvoir jouer, étudier et grandir dans un environnement serein. Malheur à celui qui étouffe en eux l’élan joyeux de l’espérance !», a lancé le Pape dans un tweet publié à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des mineurs.

Alessandro di Bussolo – Cité du Vatican

Dans son tweet d’aujourd’hui comme dans les années passées, le Pape a toujours eu des paroles dures contre l’exploitation du travail des mineurs, et contre ceux qui rendent les enfants esclaves. Lors de l’audience générale du 11 juin 2014, il avait brandi, comme le ferait un arbitre avec un carton rouge, un livret rouge édité par l’Organisation Internationale du Travail pour lutter contre le travail des mineurs.

L’augmentation de l’exploitation dans le travail domestique

Dès la première année de son pontificat, lors de l’audience générale du 12 juin 2013, le Pape avait rappelé que «l’exploitation des enfants dans le travail domestique» est «un phénomène déplorable en augmentation constante, spécialement dans les pays pauvres. Il y a des millions de mineurs, souvent des petites filles, victimes de cette forme cachée d’exploitation qui comporte aussi souvent des abus, des mauvais traitements et des discriminations. C’est un véritable esclavage !», avait-il dénoncé.

 

Gare à celui qui étouffe l’élan d’espérance des enfants

François avait donc souhaité que la communauté internationale «puisse ouvrir des procédures encore plus efficaces pour affronter cette authentique plaie. Tous les enfants doivent pouvoir jouer, étudier, prier et grandir, dans leurs propres familles, et ceci dans un contexte harmonieux d’amour et de sérénité. C’est leur droit et c’est notre devoir.» Le Pape avait ensuite ajouté, en sortant de son texte : «Tellement de gens, au lieu de les faire jouer, les rendent esclaves : ça, c’est une plaie ! Une enfance sereine permet aux enfants de regarder avec confiance vers la vie et vers demain. Gare à celui qui étouffe en eux l’élan joyeux de l’espérance !»

La communauté internationale doit protéger tous les mineurs

À la veille de la Journée mondiale contre l’exploitation du travail des mineurs, en 2014, avec le livret rouge de l’OIT dans sa main, le Pape François avait rappelé que «des dizaines de millions d’enfants sont contraints à travailler dans des conditions dégradantes, exposés à des formes d’esclavage et d’exploitation, comme aussi d’abus, de mauvais traitements et de discriminations»«J’espère vivement que la communauté internationale pourra étendre la protection sociale des mineurs pour éradiquer cette plaie de l’exploitation des enfants.» Et il concluait en invitant à prier la Sainte Vierge, «qui a porté l’Enfant Jésus dans ses bras, pour ces enfants qui sont exploités avec le travail et aussi avec les abus».

Jouer et aller à l’école sont des droits des enfants

Après l’Angélus du 7 juin 2015, enfin, le Pape avait rappelé que «de nombreux enfants dans le monde n’ont pas la liberté de jouer, d’aller à l’école, et finissent pas être exploités comme main d’œuvre. Je souhaite l’engagement rapide et constant de la communauté internationale pour la promotion de la reconnaissance concrète des droits de l’enfance».

VN 12/6/2018