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Des changements se préparent à la Curie

Alors qu’un certain nombre de changements semblent se dessiner au sein de la Curie romaine, le pape François a réuni lundi 13 novembre au matin les chefs de dicastères au Vatican.

Le pape François a présidé, lundi matin 13 novembre dans la salle Bologne du palais apostolique du Vatican, une réunion des chefs de dicastère de la Curie romaine, en l’absence du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, en voyage aux États-Unis où il participe à l’assemblée plénière de la conférence épiscopale américaine.

Selon le site d’information italien Vatican Insider, le principal sujet de la rencontre aurait été la formation des prêtres, notamment sur la base de la récente Ratio fundamentalis parue l’année dernière.

Ce « conseil des ministres » intervient aussi alors que, selon l’agence romaine I.Media, une troisième section a été créée au sein de la secrétairerie d’État du Saint-Siège.

Nouvelle section à la Secrétairerie d’État

Jusqu’ici, la secrétairerie d’État était divisée en deux sections : celle pour les affaires générales, dirigée par le substitut, qui s’occupe de toutes les questions internes de l’Église catholique ; et celle pour les relations avec les États, dirigée par un secrétaire, en charge des relations diplomatiques.

La troisième section, nouvellement créée, devrait s’occuper des nonces apostoliques (les représentants du pape dans les différents pays du monde) et être placée sous la responsabilité de Mgr Jan Pawlowski, actuel délégué pour les représentations pontificales, c’est-à-dire déjà chargé de la gestion des nonciatures apostoliques dans le monde.

Cette délégation bénéficiait déjà d’une certaine autonomie au sein de la Secrétairerie d’État mais son élévation au rang de section à part entière correspond à la réflexion du « C9 », le groupe de cardinaux chargés de conseiller le pape sur la réforme de la Curie.

Mission des nonces

En juillet 2014, puis en juin et septembre 2016, le C9 a notamment travaillé sur le service diplomatique du Saint-Siège et la formation et les tâches des nonces apostoliques, avec une attention particulière à « leur grande responsabilité dans le choix des candidats à l’épiscopat ».

En juin 2013, le pape François avait lui-même souligné l’importance d’un lien direct entre l’évêque de Rome et ses représentants dans le monde, alors même que de nombreux diplomates se plaignaient discrètement au cours des dernières années de leurs peu de contacts avec le pontife.

La mission des nonces, avait-il alors assuré, est de « faire l’Église, construire l’Église », de faire la communion « entre les Églises particulières et l’Église universelle ». « Vous n’êtes pas des intermédiaires, mais des médiateurs », leur avait-il affirmé.

Série de nominations

D’autres évolutions au sein de la Curie pourraient avoir bientôt lieu alors qu’une série de nominations viennent de se produire.

Samedi 11 novembre, le carme Filippo Iannone, vice-régent du diocèse de Rome (équivalent du vicaire général) et canoniste reconnu, a ainsi été nommé secrétaire adjoint du conseil pontifical pour les textes législatifs dont le président, le cardinal Francesco Coccopalmerio, aura 80 ans en mars prochain.

Jeudi 9, c’est la congrégation pour l’évangélisation des peuples qui a été remaniée avec la promotion de son secrétaire adjoint, Mgr Protase Rugambwa, comme secrétaire, et la nomination de Mgr Giampietro Dal Toso comme sous-secrétaire.

Celui avait été le principal collaborateur du cardinal Sarah au conseil pontifical Cor unum et, selon le vaticaniste Andrea Gagliarducci, sa nomination pourrait préparer celle du cardinal guinéen, actuel préfet de la Congrégation pour le culte divin, à la puissante « Propagande ».

En effet, si le cardinal Sarah s’est opposé au pape sur les questions liturgiques, il n’en reste pas moins très apprécié pour sa loyauté vis-à-vis du pape, mais aussi pour son honnêteté.

Le cardinal Fernando Filoni, actuel préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, pourrait quant à lui aller remplacer le cardinal George Pell à la tête du secrétariat à l’économie, « probablement avec un titre qui préservera et défendra la position du cardinal australien » actuellement en Australie où il se défend d’accusations d’abus sexuels.

Un certain nombre de ces évolutions pourraient être annoncées au moment de la prochaine réunion du C9, du 11 au 13 décembre au Vatican.

Nicolas Senèze, à Rome
La Croix 13/11/2017